Le blog d'Etudiant de Paris - Le Conseil (EDPLC) est une initiative de la Ville de Paris à destination des étudiants. Cette année, le thème retenu est... la culture ! Plus d'informations très prochainement ;)
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Mercredi soir avait lieu à la Maison des Initiatives Étudiantes le quatrième atelier de travail d’Étudiant de Paris – Le Conseil. A l’ordre du jour, la relecture et la synthèse des propositions émises lors des ateliers précédents. Zoom sur plusieurs propositions retravaillées durant cet atelier, le dernier avant la séance de clôture, le 13 juin 2013.
Les étudiants d’EDPLC ont planché sur les propositions concernant la visibilité de l’offre culturelle dans les universités et dans la ville :
- La définition du terme « culture » : de façon générale, la culture n’est ici pas entendue comme culture dite « scientifique », le terme est ainsi pris dans sa version la plus large, et inclut notamment les productions culturelles étudiantes (concerts, festivals…)
- La culture dans Paris ne se cantonne pas aux itinéraires classiques touristiques des grands musées et des grands monuments. Ainsi, un guide distribué chaque année tiendrait les étudiants au courant des moments pendant lesquels sont organisés des événements culturels, que ce soit à l’université ou dans la ville. Un guide labellisé « les étudiants aiment » pourrait être édité et distribué. De pair avec ces dispositifs, un site internet et une application pour smartphones.
- Certains parcours culturels et thématiques pourraient être mis en place dans la ville (parcours littéraire dans Montmartre par des étudiants en lettres, la peinture à Montparnasse par des étudiants des Beaux-Arts, …). Ici la culture devient le vecteur de la découverte du territoire.
- Le concept des « rendez-vous étudiants» du Musée d’Art Moderne pourrait être élargi à d’autres établissements culturels. Des étudiants sont recrutés, en fonction de leur motivation mais pas nécessairement de leur parcours, et rejoignent ensuite une équipe pluridisciplinaire chargée d’organiser une exposition de A à Z. Durant deux soirées, gratuites pour les étudiants, ils sont ambassadeurs de l’exposition et accueillent le public.
Les étudiants d’EDPLC ont également réfléchi aux moyens facilitant la pratique et la diffusion des activités culturelles des étudiants :
- Il faut accroître la notoriété des Kiosques Jeunes auprès des étudiants, par exemple en faisant en sorte que les Kiosques Jeunes se déplacent régulièrement sur les sites d’enseignement supérieur.
- Mutualiser des espaces et du matériel dans certains lieux publics (comme par exemple des écoles) pour permettre aux étudiants de pratiquer des activités culturelles à des horaires accessibles. Il est également question de recencer les lieux déjà existants.
Viennent ensuite les derniers remaniements des propositions concernant la diffusion de la culture chez les étudiants.
- Mettre en place davantage de partenariats entre les universités et les institutions culturelles. Par exemple, à la Sorbonne, le Service culturel achète des places qu’elle offre contre la promesse d’une critique. C’est ce qu’expliquait Yann Migoubert, le Chef du Service culturel, invité du premier atelier.
- Décliner le festival « Ici&Demain » dans une version OFF : dans la mesure où le niveau des participants est de plus en plus élevé, une possibilité de représentation pour les débutants doit être proposée. Ces débutants font partie de la programmation, mais sont hors sélection.

La Maison des Initiatives Etudiantes accueillait mercredi soir le troisième atelier de travail d’Etudiant de Paris – Le Conseil. La question du jour, « comment faciliter la création et la diffusion de la culture étudiante? », a été traitée par deux groupes de travail durant 1h30 avant d’ouvrir le débat en plénière.
Des invités de marque
Afin de mieux répondre aux problématiques et donner aux étudiants des axes de réfléxion, plusieurs acteurs de la vie culturelle et universitaire parisienne ont été invités à participer aux débats : M. Jean Bourbon, directeur des publics du 104 et deux représentants de l’université Pierre et Marie Curie : M. Jean-Yves Mathy, responsable du service des initiatives étudiantes et Mme. Gaëlle Bailly-Franc, directrice de la vie étudiante.
Les propositions d’EDPLC : groupe « comment faciliter la création de la culture étudiante »
Plusieurs propositions ont été faites pour pallier aux problèmes logistiques :
- Mettre à disposition des salles et des équipements
- Mobiliser des lieux, des salles ouvertes 7 jours/7, travailler avec les résidences étudiantes et notamment avec le CROUS
- Instaurer un système de guichet unique
- Ouvrir un incubateur pour les projets culturels
La complexité des démarches administratives pour demander un financement a été soulignée, notamment pour les projets individuels. Les étudiants ont proposé différentes solutions pour remédier à cela :
- Former les étudiants aux démarches administratives
- Instaurer des dispositifs d’aide financière
- Instaurer des tutorats pour les étudiants qui souhaitent monter des projets culturels associant éventuellement des professionnels
- Mettre en avant la vie associative lors d’une semaine d’accueil
Le manque de confiance accordée aux étudiants apparaît également être un problème, et est liée au décalage qui peut exister entre les administrations, les enseignants chercheurs et les pratiques culturelles étudiantes. Ce manque de confiance induit des procédures administratives très lourdes pour les démarches étudiantes. Pour alléger ces dernières, il faudrait d’après les étudiants d’EDPLC :
- Intégrer les étudiants dans les comités en charge de la politique et la programmation culturelles des universités 
Les propositions d’EDPLC : groupe « comment faciliter la diffusion de la culture étudiante »
Les étudiants d’EDPLC soulignent l’intérêt qu’il y aurait à exploiter le patrimoine immobilier :
- Organiser des appels à projet pour utiliser les espaces muraux pour des projets artistiques
- Favoriser l’usage des halls et des salles du CROUS en dehors des horaires d’ouverture, transformer les lieux pour de la création ou de la diffusion
- Agir sur les conservatoires en essayant d’en faire des espaces de création ou diffusion avec inscription non obligatoire
- Utiliser les grandes entreprises et le secteur privé pour diffuser les pratiques et usages dans les stations de métro
- Mettre en place un appel à projet lancé par la mairie pour que 1% du mobilier urbain puisse être dédié à la création étudiante
Par ailleurs, les étudiants ont également proposé de travailler sur un meilleur aménagement des espaces étudiants au sein des universités :
- Lancer des appels à projet avec l’aide de la Mairie pour que les universités puissent aménager des espaces de vie étudiante
- Créer des espaces supplémentaires de type MIE avec un encadrement spécifique pour les projets culturels
Enfin, les étudiants d’EDPLC ont souligné la nécessité d’articuler davantage les services de la vie culturelle et ceux du bureau de la vie étudiante, ce qui jusqu’à présent favorise le phénomène de culture descendante.
La Maison des Initiatives Étudiantes accueillait mercredi soir le deuxième atelier de travail d’Etudiant de Paris – Le Conseil, avec comme ordre du jour « Les pratiques culturelles des étudiants ».
Pour faciliter la création de propositions, les membres de EDPLC ont réfléchi par groupes sur trois thématiques relatives aux pratiques culturelles des étudiants :
- dans les établissements d’enseignement supérieur
- dans la métropole parisienne
- en tant que facteur d’intégration
Pour les aider et nourrir le débat, trois acteurs du monde culturel et universitaire parisien avaient été conviés : Raphaël Costambeys-Kempczynski, enseignant chercheur à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Guillaume Descamps, Directeur de la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs (MPAA), et Romain Lacroix du centre Pompidou.
- Des pôles avec des services de billetterie pourrait être développés et des ambassadeurs venus de lieux extérieurs, par exemple des musées, pour faire la promotion de leurs programmations.
Propositions pour améliorer les pratiques culturelles des étudiants dans la métropole parisienneIl y a un fort besoin de salles pour pratiquer et répéter. Le modèle de la MPAAdevrait être développé. De plus le temps étudiant étant complexe à saisir, il faut donc y répondre avec de vastes plages horaires (tôt le matin, tard le soir…).Il faut améliorer la promotion des services qui existent déjà et effectuer un travail de sensibilisation par les relais institutionnels tels que les MIE.
- Il serait également intéressant de faire une initiative « carte blanche » étudiante : proposer pendant une semaine des choix de programmations par des étudiants à destination des étudiants.
- Enfin, il pourrait être pertinent de créer un label de programmes et de pratiques artistiques étudiantes et des tarifs préférentiels à l’échelle de la Ville de Paris.
Propositions pour améliorer les pratiques culturelles des étudiants en tant que facteur d’intégration
- Organiser des journées découvertes des lieux culturels, créer un dispositif de parrainage
- Utiliser les réseaux sociaux pour créer des plateformes d’échange et de débat sur les dernières activités culturelles pratiquées par chacun, à l’échelle d’un master, de l’UFR, de l’université ou de la ville ?
- Sensibiliser les acteurs culturels de la ville pour qu’il aient confiance dans les projets culturels portés par les étudiants
- Créer des rallyes découverte pour faciliter l’intégration dans la ville
- Créer des évènements pour les étudiants primo-arrivants organisés par la Ville.
La Maison des Initiatives Etudiantes accueillait hier soir le premier atelier de travail d’Etudiant de Paris – Le Conseil, avec comme ordre du jour « l’accès à la culture et à la connaissance ». Si le coût des activités culturelles est bien souvent présenté comme un obstacle majeur, d’autres défis existent : aider les étudiants à se repérer face à une offre foisonnante, leur donner l’envie de faire des sorties culturelles… Les membres d’Etudiant de Paris – Le Conseil ont donc échangé et réfléchi autour de cette question : quels leviers pour faciliter l’accès des étudiants à la culture ? Lire la suite…
Mercredi soir, à l’Auditorium de Paris, Etudiant de Paris – Le Conseil faisait sa rentrée. Au programme, une introduction de Didier Guillot, Adjoint au Maire de Paris chargé de la vie étudiante, la présentation du thème 2012-2013 « Etudiants de Paris, comment ça va avec la culture ? », et le témoignage d’Issam Krimi, pianiste et compositeur. Retour sur les problématiques évoquées et sur les premières réactions des participants.
Quand on parle étudiants et culture, nombreux sont les sujets possibles. Pour ce cycle d’Etudiant de Paris – Le Conseil, trois axes serviront de fil rouge : quel accès à l’offre culturelle parisienne ? Comment favoriser la création étudiante ? Quels moyens pour la diffuser ? Les ateliers de travail sont prévus les 5 décembre 2012, 16 janvier, 20 février et 3 avril 2013, avec une réunion publique de clôture le 13 juin 2013.
En plus des membres d’Etudiant de Paris – Le Conseil, les associations culturelles étudiantes (et elles sont nombreuses !) sont toutes invitées à venir participer à ce cycle.
Issam Krimi (@icekreamy sur Twitter) est coleader du groupement d’artistes MUSIC UNIT. Il intervient fréquemment auprès de lycéens et d’étudiants et est très sensible à la possibilité d’une culture vivante, pouvant être vécue et partagée par tous. Devant les participants, il évoque cinq pistes qui lui semblent importantes à creuser lors des ateliers de travail :
1. L’accès à la culture : il y a des liens à tisser entre les BDE et les lieux culturels, par exemple via des billetteries étudiantes.
2. La création : comment la création peut-elle être promue au sein de l’université ? Cela passe par exemple par l’usage du matériel sur place (salles de musique, PC… ).
3. La diffusion de la création étudiante : envisager des logiques de partenariats, par exemple avec les salles de spectacle.
4. L’échange avec les artistes : essayer, autant que faire se peut, de les inviter à intervenir dans les universités.
5. Le lien avec l’apprentissage : pour favoriser la création, s’appuyer sur les enseignements, et faire entrer en résonance le culturel et les contenus pédagogiques.
Beaucoup de sujets ont été évoqués… cela promet pour les ateliers de travail à venir ! ![]()
Ci-dessous, des extraits non exhaustifs de la discussion :
L’accès à la culture
- il faut aborder la question des inégalités dans l’accès à la culture, tant pour les étudiants issus de milieux défavorisés que pour les étudiants en situation de handicap.
- comment faire en sorte que les petites salles de théâtre se fassent mieux connaître, et, surtout, sachent attirer un public étudiant qui n’irait pas spontanément ?
Les pratiques artistiques amateurs
- quels sont / pourraient-être les lieux réservées aux pratiques amateurs à l’université et en dehors de l’université ?
- comment encadrer ces pratiques amateurs dans des lieux qui ne sont pas nécessairement adaptés (heures d’ouverture, personnels…) ?
- plus les étudiants pratiquent eux-mêmes des activités culturelles, plus la culture est présente dans la ville – comme en témoigne, par exemple, le festival Ici et Demain .
le rôle des différents acteurs
- quel peut-être le rôle des universités par rapport au thème de la culture ?
- les étudiants peuvent jouer un rôle local en échangeant avec les habitants.
- il faut mutualiser et coopérer : envisager par exemple la promotion de la culture par les pairs, des étudiants qui présenteraient la culture à d’autres étudiants.









